Trois circuits de tourisme historique sur les lieux de batailles du Colonel Adrien Henry. Chaque fiche indique les sites à visiter, leur intérêt historique et le lien avec le parcours du Colonel.
Le Fort de Troyon — Le saillant de Saint-Mihiel
Monument aux morts, place « Colonel Henry » avec monument à sa mémoire, emplacement de sa maison natale.
Le 21 septembre 1914, jeune sous-lieutenant, il entre dans son village natal après une marche de 25 km depuis Verdun.
Église (lieu de rassemblement de sa section) et cimetière où il fera prisonniers des Allemands.
Le soir même, il emmène ses hommes à l'attaque d'un régiment bavarois. Le lendemain, obligé de se replier, il sera blessé plusieurs fois.
Ligne de défense Séré de Rivières. Visite possible avec l'association « Ceux de Troyon ». Rôle clé dans la victoire de la Marne en septembre 1914.
Le monument des défenseurs du Fort a été érigé grâce à l'action du Colonel Adrien Henry.
Cimetière militaire, monument aux morts (161e RI mentionné), caserne à Chauvoncourt. Occupé par les Allemands de fin 1914 à septembre 1918.
Église servant de premier hôpital. Vitraux 14-18 remarquables, dont celui de l'adjudant Péricard criant « debout les morts ! ». Lieu émouvant.
Saint-Hilaire-le-Grand — La Main de Massiges
Sur la D931 près de Reims. Armements, uniformes et photographies. Lieu de regroupement des soldats russes envoyés en renfort.
Adrien Henry sera chargé de conduire les troupes russes vers leurs tranchées, avec des difficultés de langue.
Chapelle russe visible dans le bourg. Ligne de front côté français en 1915. Au sud, Mourmelon — route empruntée par les soldats entre l'arrière et le front.
Le 161e RI attaque le 25 septembre 1915 à 9h15. Adrien Henry commande une section de 38 hommes : seuls trois soldats et lui ne seront pas tués ! Blessé à trois reprises, il perdra conscience.
Hommage aux soldats tombés dans la région. Le général Gouraud y est enterré. Vestiges de tranchées et tombes isolées aux alentours.
Adrien Henry rencontra personnellement le général Gouraud, mais lors d'une autre bataille (Chemin des Dames, 16 avril 1917).
Collines formant les doigts d'une main, combats durant toute la guerre. Tranchée reconstituée à visiter (prévoir des bottes).
Fin 1916, il souffrira particulièrement de la boue des tranchées. Il tombera dans un trou d'eau, obligé de se changer complètement.
Berry-au-Bac et les chars — La Cote 108 — L'écluse de Sapigneul
Extrémité ouest du champ de bataille. Pris par les Français le 25 octobre 1917, offensive à objectif limité du général Pétain. Point de départ de la route des crêtes.
Musée installé dans une creute où se sont déroulés de terribles affrontements. Depuis la terrasse, on voit le relief escarpé que les troupes françaises ont dû gravir. Prévoir une bonne heure.
Premiers chars français employés le 16 avril 1917. L'échec dû aux pluies et boues fournira des enseignements pour 1918.
Envoyé fin mai 1917 dans cette zone, il évoque sa « visite » d'un char dans le no man's land. Un ami enverra les 40 munitions vers les Allemands, déclenchant un formidable tir de barrage !
Lieu très meurtrier. Le 161e RI et le 150e RI passeront par cette écluse détruite puis réaménagée. Vestiges de tranchées dans le petit bois à l'est.
Officier de liaison le 16 avril 1917, il passera par ce lieu plusieurs fois. Il transmettra l'ordre d'attaque, ramènera un chef de bataillon blessé, conduira un bataillon russe au combat. C'est ici qu'il sera gazé.
Village de l'arrière avec une nécropole importante.
Le général Gouraud voudra le décorer de la Légion d'Honneur dans une tranchée entre Cormicy et l'écluse. La cérémonie sera interrompue par une volée d'obus allemands !
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