Le Lieutenant Edgard Dusseault, gendre du colonel Henry, mort au combat avec le 24e RTS au sud d'Amiens en 1940.
En avril 1940, ce régiment colonial partira en Alsace, sur la ligne Maginot. Il sera transféré rapidement au sud d'Amiens pour freiner l'avancée allemande. À partir de fin mai, les combats seront héroïques contre les troupes allemandes. Le sort des tirailleurs sénégalais prisonniers ou blessés sera dramatiquement expéditif.
La France a fait appel aux troupes coloniales et aux tirailleurs sénégalais entre les deux guerres en particulier pour combler le déficit démographique. Ils venaient de l'Afrique noire et de l'ouest. Certains d'entre eux devenaient sous-officiers. Leur valeur combattante a été exemplaire. (photo du centre de mémoire, caserne Gallieni de Perpignan).
Début 1940, il passera à Mâron (proximité de Châteauroux) pour le baptême de sa fille. C'est une des rares fois qu'il profitera de son enfant. À l'arrière, le Colonel Adrien Henry, très attaché à son gendre et fier de lui.
C'est dans la région de Rouvrel, au sud d'Amiens, qu'il livrera son dernier combat. Au moment des moissons, un agriculteur retrouvera son corps, entouré de deux fidèles tirailleurs.
Son nom est sur le monument aux morts de Mâron. Sur sa tombe figure aussi un autre 'mort pour la France', Prosper Dusseault, mort le 19 octobre 1915, avec le 290e RI dans l'Artois.
Pâques 1944, le colonel Adrien Henry, à la veille de la Libération de la France, avec sa petite fille, fille du Lieutenant Dusseault. Alors résistant à la Préfecture de l'Indre, il va bientôt reprendre les armes avec ses anciens gendarmes contre les Allemands, les collabos... et les FTP ! Ici, pris en photo devant sa maison à Châteauroux où les miliciens viendront le chercher mais sans succès.